Engagement féminin

L'engagement au féminin

L'engagement des femmes ne se résume pas au féminisme ou à la lutte pour l'égalité des droits. Le développement d'une société plus juste et durable est rendu possible grâce aux actions et aux engagements des femmes pour des causes sociales et humanitaires. Les raisons de ces engagements : la pacification de la société et le bien-être de tous.

Pourquoi les femmes s’engagent-elles ?

Le féminisme est le plus connu des mouvements féminins. Il a pour but d’obtenir la reconnaissance des mêmes droits pour les femmes que pour les hommes, voire même d’obtenir des droits spécifiques à la condition féminine. Par exemple, le droit  à l’emploi, le droit de vote, de divorce, le droit à la contraception, au congé maternité et à l’avortement.

Néanmoins, l’engagement féminin ne se résume pas au féminisme. Les femmes ne s’engagent pas uniquement pour revendiquer leurs droits. Selon les résultats d’une étude du Réseau international d’échange d’expériences et de réflexions utiles à l’action, « [en dehors des luttes féministes] l’essentiel des luttes de femmes est centré sur la paix et sur le bien-être de tous […] elles estiment que le rééquilibrage des rapports sociaux hommes-femmes pourrait influencer positivement l’humanisation et la démocratisation de la société, l’écologie, une nouvelle conception de la couverture des besoins de subsistance, un autre mode de développement ».

Elles seraient ainsi des centaines de milliers dans le monde à s’engager pour aider les plus démunis, les orphelins, les victimes d’abus sexuels, les sans papier, etc. Ou encore pour préserver l’environnement et faire évoluer les sociétés vers des modes de vie durables, notamment par le développement de la culture biologique, du commerce équitable et des énergies propres.

Comment les femmes s’engagent-elles ?

Traditionnellement, les femmes s’engagent socialement, via le bénévolat et les structures associatives ou humanitaires, mais aussi et de plus en plus, elles s’engagent politiquement.

Grâce notamment à des mesures telles que les lois pour la parité, qui ont permis de favoriser la représentation politique des femmes, depuis les années 60 leur rôle a pris une nouvelle ampleur. Des femmes sont élues présidentes ou chefs de gouvernement. Par exemple : Tarja Halonen en Finlande, Angela Merkel en Allemagne, Pratibha Patil en Inde, Michelle Bachelet au Chili, Cristina Kirchner en Argentine, Dilma Rousseff au Brésil ou encore Ellen Johnson-Sirleaf au Libéria. La parité est en progression constante, même si comme toute règle, celle-ci aussi connait des exceptions, notamment lors du récent remaniement gouvernemental en France qui a vu réduire la proportion de femmes parmi les ministres, passant de 7 sur 15 en 2007 à 6 sur 16 en 2010.

Selon une enquête menée dans toute l’Europe  par la confédération européenne des syndicats (CES), le pourcentage de femmes dans les syndicats est d’environ 42%, soit 25 millions de femmes syndicalistes. L’engagement syndical des femmes est en augmentation constante. En revanche, elles demeurent sous-représentées dans les organes de décision qui leur permettraient d’avoir un impact direct sur l’évolution des politiques nationales et européennes.

Internet, un outil d’engagement privilégié pour les femmes ?

Interrogée par le Nouvel Observateur, une militante féministe membre du réseau « Osez le féminisme ! » explique que « le militantisme passe désormais un peu moins par la rue, plus par internet ».

Selon une enquête de l’IFOP menée en mai 2009 auprès de 528 femmes internautes, Internet est leur média préféré, loin devant la télévision. Elles se connecteraient plus souvent que les hommes et utiliseraient le Web pour communiquer, socialiser et exprimer leurs opinions personnelles, principalement sur des forums, des blogs et des sites communautaires. À l’échelle mondiale, les femmes représentent plus de 60 % des utilisateurs de Facebook et de Twitter. En France, la majorité des bloggers sont aujourd’hui des femmes. Elles ont généralement un plus grand nombre de contacts ou « d’amis » sur les réseaux sociaux que les hommes. Ceci leur confère un pouvoir d’influence plus important lorsqu’elles souhaitent faire passer un message comme, par exemple, le buzz qui a été lancé en 2009 par des femmes qui voulaient sensibiliser les usagers de Facebook à la lutte contre le cancer du sein. Le jeu consistait pour les femmes à poster la couleur de leur soutien-rouge sur leur « mur » Facebook. En seulement 24 heures, des milliers de femmes se sont passé le message et ont joué le jeu pour la bonne cause. Reste à savoir en quoi ce buzz a été utile à la lutte contre le cancer du sein… Une chose est sure, les internautes, femmes en tête, sont en train de développer un nouveau type d’engagement sur la toile.

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Sources utilisées pour la rédaction de cet article :

Revue Cultures Sud, n° 172 « L’engagement au féminin », janvier - mars 2009.


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